Yoga / Yogi

Le Yoga est l'une des six écoles de philosophie indienne āstika. C'est aussi une discipline issue de l'Inde védique visant, par la méditation, l'ascèse morale...



Catégories :

Monde indien - Hindouisme - Yoga - Bien-être - Développement personnel - Philosophie indienne - Terme sanskrit - Spiritualité

Les yogis shivaïtes frottent leur corps avec des cendres, symboles de mort et de renaissance, leur emblème est le trisula.

Le Yoga (Sanskrit ??? Yoga) est l'une des six écoles de philosophie indienne āstika. C'est aussi une discipline issue de l'Inde védique visant, par la méditation, l'ascèse morale et les exercices corporels, à réaliser l'unification de l'être humain dans ses aspects physique, psychique et spirituel[1].

Le yoga se pratiquait déjà vers le IIIe millénaire avant notre ère. Vers le IIe s. av. J. -C. (?), en rédigeant les Yoga-Sûtra, Patañjali systématise la philosophie du yoga en réalisant une synthèse de l'ensemble des théories[2] sur la pratique intérieure.

«Le yoga n'exclut pas le plan métaphysique du plan physique et du plan mental. Il ne sépare pas principalement la matière de la pensée. Sa méthode englobe toute la connaissance, la structure du monde apparent, la formation de la pensée, le rôle de l'énergie qui donne naissance à l'un ainsi qu'à l'autre, et , au-delà, la puissance énergétique et créatrice dont le monde est issu. Par la méthode de la réintégration, il sert à percevoir la nature des représentations mentales et de la conscience et d'arriver à l'union avec la forme subtile de l'Être[3]

Étymologie
Nataraja. Dans sa danse cosmique, Shiva se tient dans un «cercle de feu» qui symbolise la nature vibrante, rythmique, et cyclique de la vie.

Le yoga est l'une des six écoles (ṣaḍdarśana) de la philosophie védique.

Le terme de «yoga» vient du sanskrit ???. Sa signification est énormément plus large que la définition le plus souvent donnée d'union. Sa racine sanskrite yuj veut dire "atteler, unir". Le mot "yoga" a, en sanskrit, les sens suivants : "1) action d'atteler ; 2) méthode pour dresser les chevaux ; 3) mode d'emploi, technique ; 4) discipline spirituelle ; 5) Râja-Yoga ; 6) Hatha-Yoga ; 7) état d'union ou d'unité de l'être subjectif avec le Suprême (selon Shrî Aurobindo) ". [4]

On voit par conséquent que l'yoga est à la fois la méthode, le moyen, et l'objectif.

Ce mot possède le même radical (racines indo-européennes) qu'on retrouve dans le français joug (du latin jugum) et l'anglais yoke. Il présente aussi l'idée d'une «union de l'âme individuelle avec l'Esprit universel»[5].

Synonymie pour "yogin"

  • Du point de vue hindou, un yogin est un ascète itinérant, qui, n'étant pas un dvija (deux-fois-né), n'est pas habilité à porter le nom de sannyâçin (même si le sannyâçin peut porter le nom de yogin aussi)  : dans ce dernier cas seulement, le terme de sannyâçin peut être synonyme de yogin.
  • Ascète : Celui, celle qui, soit dans une communauté, soit à titre individuel, s'exerce à la prière ainsi qu'à la perfection morale en menant une vie austère, faite d'exercices spirituels, de mortification et d'abstinence[6].
  • Gymnosophiste : terme grec pour nommer les ascètes appartenant à une secte hindoue dont les membres vivaient nus et s'adonnaient à la contemplation des choses de la nature[7], mais également les ascètes nus égyptiens, ou grecs.
  • Sâdhu : Le sâdhu (du sanskrit ???? sādhu, «homme de bien, saint homme») choisit de vivre une vie de sainteté pour accélérer le processus de la libération (moksa) et le réaliser à l'issue de cette vie.

Invasions
Icône de détail Article détaillé : Histoire du yoga.
Bhairava, Shiva sous sa forme terrifiante.

Depuis au moins trois mille ans avant notre ère, l'émancipation du yoga s'est élaborée par le biais d'une chaîne ininterrompue de transmission de maître[8] à élève, enrichie à chaque génération de la connaissance expérimentale de l'enseignant. Ainsi, au fil des siècles se sont élaborées la technique et la philosophie du yoga.

Vers le XVIIe siècle av. J. -C. , les Aryens envahissent le Penjab[9], ils amènent avec eux leur religion codifiée dans les Vedas, racine de l'Hindouisme auquel se rattache l'yoga. Ils imposent leur langue, le sanskrit[10], mais s'imprègnent des traditions autochtones du Nord de l'Inde, surtout les pratiques yogiques existant initialement chez les Dravidiens. Pour les rituels de l'époque, " Prononcer la formule, consiste plus à déclencher une sorte de magie vocale, plutôt qu'à énoncer une forme de vérité absolue "[11]. Cette incantation particulièrement attentive se retrouve dans le Mantra-Yoga, et l'attention au geste se retrouve dans les mudrâ, positions codifiées et symboliques des mains.

Vers le VIIe siècle av. J. -C. , les Upanishads forment le troisième et dernier groupe scripturaire de la révélation védique. L'élan métaphysique franchit ici le cercle restreint de la liturgie et , d'équivalences en équivalences, s'élève jusqu'à la vérité suprême[12] : l'identité de l'âme individuelle (âtman) et de l'âme universelle (brahman) [9], thème repris dans la philosophie du yoga.

Vers les IVe siècle av. J. -C. les Yoga-Sûtra (Y. S. ) [13] et la Bhagavad-Gîtâ sont rédigés, ils deviendront les textes de référence du yoga.

Au XVIIIe siècle, la colonisation anglaise entraîne un déclin culturel.

Renaissance

Au début du XXe siècle l'yoga réapparaît. En 1924, Sri Krishnamacharia fonde une école d'yoga qui va modéliser le Hatha-Yoga tel qu'il est connu en Occident.

Le yoga s'est lentement élaboré en s'imprégnant et en imprégnant ce qui l'entourait. L'yoga est avant tout une réalisation pratique (sâdhanâ) obtenue par une ascèse engageant l'ensemble des forces du corps et de l'esprit[9] ; il s'apparente au Sâmkhya par l'ensemble des apports théoriques qu'il y puise.

Les cinq voies majeures

Mont Kailash, la demeure de Shiva.

Le yoga n'exige pas que l'ensemble des individus suivent un même et unique chemin. Il existe de nombreuses voies et styles d'yoga liés aux différentes aspirations individuelles ainsi qu'aux divers aspects de notre nature. Cinq voies majeures peuvent résumer ces directions. Il est aussi envisageable de les suivre assemblées ou scindément :

  1. Jñâna-Yoga : Yoga de la connaissance transcendante ;
  2. Bhakti-Yoga : Yoga de la dévotion et de l'adoration ;
  3. Karma-Yoga : Yoga du service et de l'action désintéressée ;
  4. Kriyâ-Yoga : Yoga de la technique, l'ensemble des techniques d'yoga : Hatha-Yoga, Kundalinî-Yoga, Tantra-Yoga, Yoga-Nidrâ (sommeil) et autres ;
  5. Râja-Yoga : Yoga codifié par Patañjali et procédant principalement par méditation (dhyâna).

Au sein d'une même Voie (?????, mārga), il peut exister des courants différents. Un yogin reconnu comme maîtrisant idéalement un mode d'enseignement peut décider de fonder une école d'yoga. Cette diversité n'est pas un signe de faiblesse ou de dissension, mais plutôt une réponse à l'extrême diversité des attentes de chacun.

Kriyâ-Yoga - Les yoga techniques

Posture de Hatha-Yoga : l'iguane.

«La science yogique possède sa propre technologie consistant en diverses méthodes et techniques impliquant le corps, la respiration et le mental. Kriya se réfère à l'action, au processus ou au mouvement, surtout au déploiement interne du prana ainsi qu'à la concentration. La purification et la transformation issues des yogas techniques préparent ainsi à la méditation profonde[14]

Le Hatha-Yoga

Icône de détail Article détaillé : Hatha-Yoga.

Pour une majorité d'occidentaux, l'yoga se définit seulement autour de cette technique d'yoga, néenmoins ce n'est pas l'unique yoga existant. Hatha-Yoga veut dire union vigoureuse, ou alors violente (?? haṭha). Une explication symbolique l'explique comme la réunion heureuse des contraires, qu'on retrouve aussi dessinée dans le praṇava (?????) la syllabe sacrée om ? (le croissant lunaire qui accueille le point solaire). Le Hatha-Yoga est une discipline d'harmonisation et de développement des facultés psychologiques (concentration, sérénité) et des facultés corporelles (fermeté, souplesse). Le Hatha-Yoga doit ses lettres de noblesse aux Yoga-Sûtra de Patañjali. Il se réfère aussi à la Hathayoga-Pradîpikâ ainsi qu'à la Ghéranda-Samhitâ qui sont d'origine tantrique.

Le Mantra-Yoga

Japamala
Icône de détail Article détaillé : Mantra.

Le mantra est un objet ou un support de méditation. Le mantra est soit une formule sacrée d'invocation condensée, soit une série de syllabes assemblées selon leur seule efficience magique intrinsèque, répétée de nombreuses fois suivant un certain rythme. L'objectif de sa pratique peut être un bienfait matériel ou spirituel. Le Mantra-Yoga peut s'effectuer dans le cadre d'un rituel minimal, ou d'une liturgie élaborée, incluant prières, visualisations, mudrā, etc. Le récitant s'accompagne fréquemment d'un mālā, sorte de chapelet comportant 108 grains. Le Mantra-Yoga s'identifie en bonne partie avec le Siddha-Yoga. Sous une forme plus aisée et populaire il s'assimile au Japa-Yoga, yoga fondé sur la "récitation" du nom de la Divinité, répété mécaniquement, ou sur un mantra.

Le Tantra-Yoga

Le Tantra-Yoga s'exprime au travers de deux religions : le bouddhisme tantrique[15] (Tibet, Boutan, Népal, et Japon) et l'hindouisme tantrique (essentiellement au Nord de l'Inde). Pour l'hindouisme, Tantra (??????) signifie : règle, méthode, traité. Le Tantra est une approche de l'énergie à un niveau subtil. Plusieurs yogas puisent leur origine dans le Tantra, nous en citerons trois :

Le Shivaïsme du Cachemire

Icône de détail Article détaillé : Shivaïsme du Cachemire.

Ce yoga est l'expression la plus aboutie du Tantra, il se fonde sur la triple autorité, dans un premier temps des écritures sacrées, les Âgama, puis de l'expérience et de l'enseignement du maître, enfin du propre discernement du pratiquant. À la différence du Brahmanisme classique, le Shivaïsme du Cachemire n'exige aucune qualification spécifique de caste, de foi, mais uniquement une aspiration à s'initier, selon son aptitude, à un enseignement approprié. Seuls ferveur et désintéressement sont requis, aucune forme d'ascétisme douloureux, aucun mépris des sens ou de la vie courante [16]. Entre le VIe et le Xe siècle, Vasugupta, Abhinavagupta, Gaudapâda, Kshemaraja rédigérent les œuvres majeures Cacheméries.

Le Kundalinî-Yoga

Les sept chakras.
Icône de détail Article détaillé : Kundalini yoga.

La kundalinî sert à désigner l'énergie essentielle présente en chaque être humain et évolue en Sushumnâ, son canal principal localisé le long de la colonne vertébrale, à travers des chakra jusqu'au sommet de la tête. Cette technique permet l'équilibration puis la conjonction des courants ascendants et descendants du corps circulant au travers des principaux canaux énergétiques (nâdî) gauche (idâ) et droit (pingalâ). Certaines écoles de Hatha-Yoga y puisent de larges emprunts, surtout leurs représentations énergétiques du corps.

Jung poursuivit, tout au long de sa vie, une analyse de la psychologie humaine et tenta entre autres, un rapprochement entre pensée orientale – Kundalinî-Yoga – et théories psychanalytiques. Principalement, la psychanalyse est une "praxis", une méthode empirique, dont les modèles théoriques émergeront exactement avec les débuts de Jung dans le mouvement psychanalytique (définition d'un "complexe"). L'yoga apportera une justification facile de ces modèles qui ne sont ni psychanalytiques ni yoguiques, et permettra de recycler la quasi-totalité des modèles judéo-chrétiens.

Aleister Crowley se serait inspiré du Kundalini Yoga en contrepoint précisément de la définition jungienne.

Le Yoga-Nidrâ

Icône de détail Article détaillé : Yoga nidra.

Yoga-Nidrâ veut dire "sommeil yogique". On peut le considérer comme une variante de l'état de transe des chamans. Cette technique particulièrement ancienne est décrite dans les traités des Tantra et a été transmise par les Yogins depuis des temps immémoriaux.

Ce yoga est principalement basé sur la relaxation, œuvrant à proximité de la phase liminale du sommeil. Cette technique utilise des représentations telles que pratiquées dans la sophrologie. L'induction par l'enseignant, la douceur relationnelle et l'attention au corps dans l'instant présent[17] s'apparentent à l'hypnose Eriksonienne.

L'objectif

«La préoccupation première de la pensée indienne a de tout temps été la position de l'homme comparé à l'univers et plus exactement la dualité de sa condition : d'une part l'asservissement aux conditions physiques et matérielles, et d'autre part l'aspiration violente à un dépassement de ces conditions. Ces deux aspects fondamentaux du problème humain ont orienté l'ensemble des recherches au cours des siècles, partant de l'analyse des conditions d'asservissement, pour aller jusqu'aux méthodes particulièrement élaborées de déconditionnement[18].». Les Yoga-Sûtra précisent ce cheminement : détachement, cessation des activités du mental, contentement.

L'objectif ultime est la quête d'une harmonie, d'une unité corps et esprit. Pour Patanjali, c'est aussi l'établissement dans l'état de sattva, autrement dit la prévention ou la cessation des modifications à l'état subtil au sein du mental (manas), sources du karma. Cette harmonie ou cet état s'inscrit dans l'instant présent, et est potentiellement accessible à tout être humain. «Au cœur du yoga il y a un message important : tout être humain est naturellement équilibré et entier car le Soi [19] ne peut être ni détruit ni endommagé. C'est là notre nature inhérente, et l'yoga est la voie vers une plus grande conscience de cette entité intérieure, le Soi"[20]. "Quand nous suivons toujours la voie du yoga, il prend dans notre vie une importance profonde. Intérieurement, il nous permet d'agir conformément à nos besoins, à nos intentions ainsi qu'aux valeurs qui nous sont les plus chères. Extérieurement, il nous apprend à renforcer notre corps, à détendre ainsi qu'à équilibrer notre dispositif nerveux ainsi qu'à trouver la paix et la concentration sur un objet. En fin de compte, on dit que l'yoga mène à la réalisation directe de notre nature véritable"[21]

Le yoga est une philosophie sans exclusive, l'ensemble des convictions, mêmes religieuses ou humanistes, peuvent y trouver leur compte. Pour tout autant, l'yoga n'est pas une religion. L'yoga proposant l'union, les choix religieux[22] ou non[23] sont respectés. La majeure partie étant la cessation des perturbations du mental, cela induit : le respect d'autrui, la paix et la non-violence.

Yoga et philosophies védiques

Yogini, Tamil Nadu.

Le yoga forme l'un des 6 points de vue de la philosophie védique : les darśana. Ils fonctionnent par paires : Nyâya et Vaishéshika, Sâmkhya et yoga, Mîmâmsâ et Védanta. Ces darśana sont reconnus comme essentiels pour obtenir une vue d'ensemble de la réalité. C'est en effet l'opposition de ces six voies de la connaissance qui sert à saisir quelque chose de la suprême et indivisible réalité, laquelle, dans sa totalité, demeure au-delà de notre atteinte ; nous ne pouvons l'envisager que par fragments, comme nous regardons une statue sous des angles différents avant de pouvoir nous en former une idée d'ensemble[24].

Au Sâmkhya[25], dispositif dualiste et athée, l'yoga emprunte de nombreux éléments théoriques dont : le purusha[26], la prakriti et les gunas[27].

«Celui qui demeure dans le champ de l'ignorance, est victime des cinq obstacles[28] que sont l'ignorance, l'ego, l'attachement tout autant matériel qu'à ses propres idées, la répulsion et la peur de la mort [29]. L'homme souffre parce qu'il recherche constamment la source de son bonheur en dehors de lui-même et cette poursuite se fait au prix d'une agitation mentale qui se traduit par le stress et/ou le mal de vivre. Dans ce contexte, l'yoga propose une pratique physique reliée à une connaissance précise des rouages et résistances psychiques, pour aboutir à une union corps et esprit où se révèle une sérénité naturelle, caractérisée par une liberté (????? moksa) intérieure affranchie (à son stade final) de tout asservissement aux conditionnements (??????? saṃskāra).

Écrits fondateurs

Les Yoga Sutras forment le manuel de référence du pratiquant, le texte particulièrement dense invite l'instauration d'un dialogue avec l'enseignant, puisque l'yoga est un enseignement oral. Le plan philosophique est complété par la Bhagavad-Gîtâ.

Les Yoga-Sûtra

Écriture dévanagari.
Article principal : Yoga-Sûtra.

Pour se faire une idée du texte, il existe des traductions gratuites et disponibles[30]. Cette suite de 195 aphorismes fut codifiée peut-être au IIe siècle av. J. -C. par Patañjali. Ce darshana traite de l'univers intérieur de l'homme et des moyens à mettre en œuvre pour se libérer de la gangue de confusion (?????? Avidya) entraînant la souffrance. Les Yoga-Sûtra[31] codifie le Râja-Yoga en quatre chapitres :

  • Chapitre I, De l'unification[32] : Samâdhi pâda.
Après avoir rendu hommage à la perpétuelle chaîne de transmission maître-disciple[33], ce chapitre définit tout de suite l'objectif du yoga[34] qui n'est pas sans surprendre les occidentaux habitués à ne connaitre que la pratique des âsana (postures)  : pour Patañjali, c'est une cessation de l'agitation du mental[35] qui stimule la souffrance et la confusion de l'égo[36] pris pour le Soi[37]. Puis il indique les obstacles et les moyens pour les vaincre : finalement, il présente un modèle, et décrit les différents stades du samâdhi.
  • Chapitre II, Du cheminement : Sâdana pâda.
Ce chapitre expose les causes de la souffrance et propose la discrimination comme moyen d'en sortir. Pour développer la discrimination, l'observance simultanée des huit directions de l'ashtânga-yoga forme les fondements de la pratique du yoga.
1- yama : pratiquer les devoirs moraux élémentaires envers les autres comme envers soi-même.
2- niyama : se discipliner et se mesurer dans la pratique quotidienne.
3- âsana : se tenir tranquille de façon stable ; Patañjali ne parle à aucun moment de position spécifique ni assis ni debout.
4- prânâyâma : devenir conscient de la respiration ; Patañjali ne détaille aucun prânâyâma, et ne parle jamais de contrôle du souffle.
5- pratyâhâra : savoir séparer la vision sensorielle de l'objet perçu.
Ces cinq anga (branches) forment les bases du Hatha-Yoga.
  • Chapitre III, Des pouvoirs : Vibhûti pâda.
Description des trois derniers anga :
6- dhârana : concentration, garder l'esprit concentré, fixé sur un point.
7- dhyâna : méditation profonde, fixer toute la saisie sensorielle au cœur de l'objet perçu (se reporter à méditation).
8- samâdhi : contemplation profonde, percevoir les objets et événements hors de toute projection personnelle.
Puis ce chapitre évoque l'accès aux pouvoirs merveilleux (siddhi), et avertit que la quête de ces pouvoirs peut devenir une entrave.
  • Chapitre IV, De l'émancipation : Kaïvalaya pâda.
Exposé du Karma et de la dualité, puis de la dualité vers l'unité. C'est une reprise approfondie de l'ensemble des thèmes déjà exposés vers le détachement ultime qui mène à la liberté. [38]

La Bhagavad-Gîtâ

Icône de détail Voir l'article détaillé : Bhagavad-Gîtâ.

La Bhagavad-Gîtâ aborde les différentes voies du yoga et leurs philosophies. Elle s'articule en dix-huit sous-chapitres, étant elle-même un des chapitres du Mahabharata.

«Yoga» égyptien

Selon Yogacharya Babacar Khane, les recherches qu'il a menées en Égypte en compagnie de son épouse, Geneviève Khane, lui ont permis de mettre en lumière la présence en Égypte d'une forme de Yoga égyptien particulièrement proche du Hatha-Yoga de l'Inde. «Le Yoga égyptien comporte des postures semblables à celles de l'Inde : Position du lotus, du cobra royal, du pont, de la charrue etc. mais en plus des attitudes spécifiques qui se définissent par leur verticalité. Ce type d'yoga permet un redressement progressif de l'arbre vertébral et des épaules ; il libère l'ensemble des étages pulmonaires, sert à retrouver une capacité respiratoire normale et un regain de dynamisme et de vitalité. Les mouvements combinés, réclament une attention soutenue, développant le pouvoir de concentration et ce que la voie du Ch'an nomme «la présence au présent»[39]

Yoga et bouddhisme

Mudrâ bouddhiste

Le yoga possède des éléments communs aux croyances et pratiques religieuses des religions dharmiques[40]. La forte influence du yoga est perceptible dans le bouddhisme, notoirement par ses austérités, exercices spirituels, et états de transe[41][42].

Cittamātra

Cittamātra (sanskrit), «rien qu'esprit», est l'une des écoles du bouddhisme Mahâyâna. Elle est quelquefois appelée Vijñānavāda, voie de la conscience, Vijñānaptimātra, la conscience seule, ou encore Yogācāra, pratiquants du Yoga.

Shingon

Shingon est une école bouddhiste vajrayâna japonaise, fondée au VIIIe siècle par le moine Kûkaï (??). Il s'agit par conséquent de faire fusionner son esprit avec «Daïnitchi-Nyoraï» (Maha Vairocana) par la pratique des trois mystères, qui sont le mystère du corps, de la parole, et de la pensée, c'est-à-dire effectuer simultanément un geste symbolique avec les mains, une mudrâ, répéter un mantra et visualiser devant soi la forme de la divinité bouddhique en rapport.

Yidam de la fortune.

Bouddhisme Tibétain

Icône de détail Article détaillé : Six yogas de Nāropa.

Dans le Vajrayāna, le mandala intérieur est l'anatomie du corps subtil ou éthérique, donnant la possibilité la maîtrise des souffles (prānas), des canaux (nādīs), des gouttes (bindus), et des centres de conscience, ou roues d'énergie, nommés chakras. Les pratiques qui y sont liées spiritualisent le corps en en faisant un instrument de réalisation, et s'apparentent aux Hatha- et Kundalini- yogas hindous. Quant au mandala extérieur, on le déploie par l'yoga de la Déité (Yidam) [43]. L'yoga Tibétain associe des techniques respiratoires, des exercices rythmiques, des pratiques mantriques ; il s'inspire des pratiques du Yogi Naropa et des exercices internes identiques au Chi Cong[44].

Le «yoga» pour les non-voyants

Le handicap est un état physique, c'est un fait mais pas un état d'être. Nous ne sommes jamais notre maladie ou notre handicap. L'être, le soi véritable n'est jamais handicapé. L'enseignement du yoga à des aveugles est strict : être clair, précis et ne jamais prendre pour acquis un geste simple pour les non-handicapés. Chaque cours est une occasion d'être créatif. C'est aussi une grande leçon de vie, car accepter sa déficience c'est être humble et travailler avec ses faiblesses pour s'élever plutôt que de lutter contre elles. Cela permet définitivement de vivre en harmonie avec soi-même[45].

Le «Yoga» à l'école

Yoga à l'école.

Pour les enfants, un cours d'yoga c'est en premier lieu exercer son corps. A l'école, l'enseignement même s'il comprend savoir, savoir être et savoir faire, privilégie savoir et savoir faire. L'yoga comprend tout un ensemble de techniques. A l'échelle de l'enfant l'objectif reste le même, cependant, le programme est plus simple ainsi qu'à sa portée. Le travail est orienté vers le corps physique au moyen des postures (asanas), de respirations (pranayama) et de relaxation (Savasana). [46].

Ayurvéda et Yoga

Jnana mudra.

L'Ayurveda et le Yoga sont quelquefois associés.

Yogathérapie

Le terme yogathérapie a été créé en 1970 par le Dr Bernard Auriol pour désigner l'usage pour la santé de méthodes et principes issus du yoga indien[47].

Bibliographie

Textes du Yoga

  • Patañjali, Yoga-Sûtra (IIe s. av. J. -C.  ?), trad. Françoise Mazet, Albin Michel, coll. "Spiritualités vivantes", 1991. Diverses trad. en ligne [1]
  • Svâtmârama, Hathayoga-Pradîpikâ (XVe s.  ?), trad. Mi Tara, Fayard, 2007.

Études sur le Yoga

  • Mircea Eliade, Le yoga, immortalité et liberté, Payot, Paris, 1991, 433 p. (ISBN 2228883506) .
  • Éric Baret, Yoga : corps de vibration, corps de silence, Ed. Almora, Paris, 2006, 343 p. (ISBN 2351180054) .
  • Jean Klein, Transmettre la lumière, Editions du Relié, Gordes, 2005, 367 p. (ISBN 2914916469) .
  • Blandine Calais-Germain, Anatomie pour le Mouvement, tome1, Ed. Desiris, Paris, 1998, 300 p. (ISBN 2907653016) .
  • Michel Mourre, Les religions et les philosophies de l'Asie, Ed. la table ronde, Paris, 1998, 464 p. (ISBN 271030841X) .
  • Ysé Tardan-Masquelier, L'esprit du yoga, Ed. Albin Michel, Paris, 2005, 220 p. (ISBN 2226154442) .
  • Jean Papin, Tantra et yoga, Ed. Dervy, Paris, 1990, 295 p. (ISBN 2850762792) .
  • Jean Papin, La voie du yoga, Ed. Dervy, Paris, 1990, 280 p. (ISBN 2850761710) .
  • Indrajit Garai, Le Yoga et l'Ayurveda, Ed. Le Dauphin, Marsat, 2006, 328 p. (ISBN 271631313X) .
  • T. K. V. Desikachar, Yoga tome1, Ed. Viniyoga, Paris, 1980, 280 p. ISBN sans.
  • Alain Daniélou, Yoga, méthode de réintégration, Ed. L'Arche, Paris, 1997, 216 p. (ISBN 2851810227) .
  • Alain Daniélou, Le destin du monde, Ed. Albin Michel, Paris, 2000, 246 p. (ISBN 2226059717) .
  • Alain Porte, La Bhagavad-Gîtâ, Ed. Arléa, Paris, 2004, 176 p. (ISBN 2869592418) .
  • André Van Lysebeth, J'apprends l'yoga, Ed. J'ai Lu, Paris, 2004, 340 p. (ISBN 2290341738) .
  • Swami Satyananda, Propos sur la liberté. Commentaires des Yoga Sutras de Patañjali, Ed. Satyanandashram, 2005, 286p. ISBN : inconnu.
  • David Frawley, Yoga et Ayurveda, Ed. Turiya, 2004, 400 p. (ISBN 2951801904) .

- Approches psychologiques :

Notes et références

  1. «… dont la dissociation ou le déséquilibre caractérisent les états névrotiques ou psychotiques. » (Virel Psych. 1977).  : (fr) Définitions lexicographiques et étymologiques d'yoga du CNRTL.
  2. (fr) Gerhard J. Bellinger, l'Encyclopédie des religions, ISBN 2253131113.
  3. page 16, (fr) Alain Daniélou, Yoga, méthode de réintégration, Ed. L'Arche, Paris, 1997, 216 p. ISBN 2851810227.
  4. Jean Hébert et Jean Varenne, Vocabulaire de l'hindouisme, Dervy, 1985, p. 117.
  5. Page 23, (fr) B. K. S. Iyengar, L'arbre du yoga, ed. Buchet/Chastel, ISBN 2702016510. (Il est surprenant que la traduction française ait omis de mentionner que cette citation est elle-même extraite des Yâjnavalkya samhita. )
  6. (fr) Définitions lexicographiques et étymologiques d'ascète du CNRTL.
  7. (fr) Définitions lexicographiques et étymologiques de gymnosophiste du CNRTL.
  8. Page 18 : «Et pour atteindre la resplendissante vérité du Soi, laquelle est recouverte par maya, et les effets de maya, on doit tout de même, se conformer aux instructions d'un Connaisseur de Brahman. S'adonner à la réflexion ainsi qu'à la méditation, et se garder avec soin de tout faux raisonnement.».
    (fr) Camkaracarya (Shankarâchârya), Le plus Beau Fleuron de la Discrimination : Viveka-Cuda-Mani, Ed. Jean Maisonneuve, 1998, 176p. ISBN 2720009857.
  9. abc Pages 62, 63, 109, 123 & 130, (fr) Michel Mourre, Les religions et les philosophies de l'Asie, Ed. la table ronde, Paris, 1998, 464 p. ISBN 271030841X.
  10. «Langage complexe et souple adapté aux opérations mentales les plus abstraites. ». Michel Mourre.
  11. (fr) Trad. L. Renou, L'Inde classique, t. I, p. 279, (667 pages, Ed. Jean Maisonneuve 1990, Français, ISBN 2720010359)
  12. Dans la Chandogya Upanishad 6. XIV-6 : «Au cours du sommeil, l'ensemble des êtres vivants baignent dans le brahman, le Soi unique, mais commun à tous et ils oublient l'être spécifique qu'ils se croient être dans l'état de veille. ». (fr) Gilles Farcet, Les UPANlSHADS Collectif, 125 pages, Éditeur : Altess, 1999, Français, ISBN 2905219386.
  13. Précisons que la mention par exemple : Y. S. 2-30, signifie : Yoga-Sûtra Chapitre II aphorisme 30
  14. Pages 79 à 87, (fr) David Frawley, Yoga et Ayurveda, Ed. Turiya, 2004, 400 p. (ISBN 2951801904. )
  15. Exemples de thèmes communs aux Y. S. et au yoga tibétain, page : 54 : " Pour un intellect supérieur, la meilleure pratique religieuse est de s'abstenir de tout désir et de toute entreprise de ce monde, en considérant toute chose terrestre comme inexistante… Pour les trois niveaux d'intellect, la meilleure indication du progrès spirituel est la diminution progressive des passions obscurcissantes et de l'égoïsme. ". (fr) Anonyme, La Voie suprême selon l'yoga tibétain, Ed. Allia, 2005, 73p. ISBN 2844851703.
  16. Pages : 41-42, (fr) Colette Poggi, Les Œuvres de vie selon Abhinava Avagupta et Maître Eckhart, Ed. Deux Océans, 2000, 247p. ISBN 2866810864.
  17. Pages : 134-135, «Etre là maintenant… Il s'agit de ne penser, de ne sentir, de n'éprouver rien d'autre que le présent.». (fr) François ROUSTAND, Qu'est-ce que l'hypnose ?, Les éditions de Minuit, 2003, ISBN 2707318140.
  18. Page d'introduction de : (fr) Eva Ruchpaul, Le hatha yoga, 187 pages, Éditeur : Denoël, 1985, Français, ISBN 2207200817
  19. Dans la Chandogya Upanishad, Uddalaka Aruna tente de faire comprendre quasiment comment l'Absolu imprègne toute chose. Il propose à son fils de mettre une pincée de sel dans un verre d'eau et après avoir goûté par partie tout le verre, le fils conclut : «La moindre goutte était salée. De même, mon fils, en vérité l'Être pur imprègne tout, que tu le perçoives ou non. Cet Être qui est l'essence la plus subtile de toute création, la réalité suprême, le Soi de tout ce qui existe, Svetaketu (Chandogya Upanishad 6. XIV. 3, (fr) Gilles Farcet, Les UPANlSHADS Collectif, 125 pages, Éditeur : Altess, 1999, Français, ISBN 2905219386.
  20. Tu es le Soi ; le mantra Tat tvam asi (????????? : "Tu es Cela"), célèbre cette unité de la création avec son créateur, qu'il soit personnel ou impersonnel.
  21. Page 2 : (fr) Sandra Anderson et Rolf Sovik, Le Yoga : Maîtriser les postures de base, 235 pages, Editions de l'Homme, 1985, ISBN 2761916905
  22. PHILOS.  : Doctrine qui admet l'existence d'un Dieu unique et personnel comme cause transcendante du monde (Morf. Philos. 1980) (fr) Définitions lexicographiques et étymologiques de théisme du CNRTL.
  23. S'il est envisageable à travers les différents textes sacrés de l'Inde de trouver des éléments appartenant au Yoga, il ne faut pas oublier que cette discipline est avant tout véhiculée par les ascètes. A travers les âges, ils ont permis la transmission des techniques yogiques tout en restant autonomes vis à vis de la religion orthodoxe. Celle-ci a essayé d'assimiler les différents éléments constituant l'yoga en les intégrant dans leur point de vue. Mais le Yoga est avant tout une voie personnelle d'expérimentation directe qui ne nécessite pas l'adhésion à un dispositif religieux… Uniquement, il est important de savoir qu'en Inde, la mise par rédigé d'idées et de pratiques ne correspond nullement à leur apparition. Le Yoga est apparu progressivement dans les textes parce qu'il a pris de plus en plus d'importance. Il est par conséquent devenu complexe à la religion orthodoxe et institutionnalisée de ne pas prendre en compte cette voie. arbre-de-bo. com
  24. page 32, (fr) Alain Daniélou, Yoga, méthode de réintégration, Ed. L'Arche, Paris, 1997, 216 p. ISBN 2851810227.
  25. Sâmkhya
  26. page 37, (fr) Jean Papin, La voie du yoga, Ed. Dervy, Paris, 1990, 280 p. ISBN 2850761710.
    Y. S. 2-5 : La Nescience repose sur la confusion entre le transitoire et l'éternel, le pur et l'impur, le tourment et le bonheur, l'impermanence et la stabilité du Soi (purusha).
  27. page 82, (fr) Françoise Mazet, Yoga Sutras de Patañjali, Ed. Albin Michel, Paris, 1991, 217 p. ISBN 222605247.
    Y. S. 2-15 : Pour le sage tout est souffrance issue du changement, du remords, des habitudes et du conflit des gunas, fréquemment en opposition.
  28. les cinq kleshas ou afflictions du mental que décrit Patañjali dans les Yoga-Sûtra (Y. S. II-3)
  29. pages : 102 et 104, (fr) Swami Lakshman Ji, Le Sivaïsme du Cachemire, Ed. Les Deux Océans, 2000, 142p. ISBN 2866810309.
  30. traductions gratuites et disponibles :
    1- en français : Swami Hariharananda Arany, Institut Marc-Alain Descamps, Wim van den Dungen,
    2- en anglais : en. wikisource/Yoga Sutras
  31. (fr) Françoise Mazet, Yoga-Sutras de Patañjali, Ed. Albin Michel, coll. "Spiritualités vivantes", Paris, 1991, 217 p. ISBN 222605247.
  32. Reprise des titres de chapitres de Jean Papin, La voie du yoga, cf. biblio. infra. s
  33. Y. S. 1-1 : Et désormais voici l'enseignement qui fait autorité, dans la continuité d'une transmission sans interruption.
  34. Y. S. 1-2 : L'yoga est la cessation des activités perturbatrices du mental.
  35. Y. S. 1-3 : Alors le témoin est établi dans sa vraie nature. Autre formulation : ainsi le Soi se révèle.
  36. -104. Apprends que c'est le sens de l'ego (ahamkâra) qui, en s'identifiant avec le corps grossier, s'imagine être, sur la scène de ce monde, l'acteur et le bénéficiaire. page 27, Camkaracarya, Viveka-Cuda-Mani, cf. biblio. infra.
  37. Y. S. 1-4 : Dans le cas opposé, il y a identification avec l'activité du mental.
  38. revue shakti
  39. Institut Mondial de Yoga (Section Québec).
  40. (en) page 111, Georg Feuerstein, The Yoga Tradition : its history, literature, philosophy and practice, (ISBN 8120819233) .
  41. "Yoga, " Microsoft® Encarta® Online Encyclopedia 2007 © 1997-2007 Microsoft Corporation. All Rights Reserved.
  42. (en) page 22, Heinrich Dumoulin, James W. Heisig, Paul F. Knitter, Zen Buddhism : A History (India and China)
  43. Glenn H. Mullins, Readings on the Six Yogas of NaropaSnow Lion Publications, Ithaca (USA), 1997.175p. / p. 34 (ISBN 1-55939-074-3) .
  44. Le yoga Tibétain
  45. Par Isabelle Sarne, L'yoga pour les non-voyants.
  46. Par Swami Madhurananda, Le Yoga à l'école.
  47. yogathérapie

Pour aller plus loin


Image:Palette spi inde.jpg
Cet article est membre de la série
Spiritualités indiennes
Religions
Brahmanisme
Hindouisme
Ayyavazhi
Jaïnisme
Bouddhisme
Sikhisme
Articles connexes
Religions de l'Inde
Villes saintes de l'Inde
Juifs en Inde
Islam
Voir aussi
Déités du monde indien
Méta
Portail Monde indien
Index thématique
Index alphabétique
La page projet

Recherche sur Google Images :



"Sac de Yoga pour Tapis et"

L'image ci-contre est extraite du site yogimag.fr

Il est possible que cette image soit réduite par rapport à l'originale. Elle est peut-être protégée par des droits d'auteur.

Voir l'image en taille réelle (600 x 459 - 555 ko - png)

Refaire la recherche sur Google Images

Recherche sur Amazone (livres) :




Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Yoga.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 27/08/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu