Bhakti yoga

Le Bhakti-Yoga est un terme sanskrit qui sert à désigner la totalité des pratiques spirituelles tournées vers la dévotion à dieu.



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  • Dans le Yoga Satyananda, le bhakti yoga est reconnu comme un.... Le bhakti yoga concentre les émotions en un seul point et les transmuent en dévotion.... (source : yogasatyananda-france)
  • e Bhakti Yoga est l'yoga de la dévotion. Ce n'est ni de la sentimentalité, ni de la superstition, ni de la sottise, ni même une pensée pleine de désirs.... (source : mandalayoga)
  • Le Bhakti Yoga est le chemin de la dévotion. Il s'adresse à la majorité des hommes, des femmes. Il peut être pratiqué en toute circonstance.... (source : asthanga.yoga.ayurvedique.neuf)

Le Bhakti-Yoga est un terme sanskrit (bhakti signifiant dévotion) qui sert à désigner la totalité des pratiques spirituelles tournées vers la dévotion à dieu. En tout, il existe neuf pratiques de Bhakti-Yoga. La Bhagavad-Gîtâ et le Bhâgavata Purâna donnent des explications sur le développement de l'aptitude à la dévotion (Bhakti).

Présentation

Les pratiquants du Bhakti-Yoga cherchent à entrer en contact avec l'être suprême, au travers de prières ou d'un mode de vie spécifique.

Selon David Frawley, "Il existe de nombreuses pratiques de dévotion : la célébration de rituels (pûjâ), les chants de dévotion (kîrtana), réciter les noms de Dieu (japa), méditer sur la forme du Divin (upâsanâ) ou bien prendre diverses attitudes ou états d'esprit de dévotion divine. Ces pratiques sont particulièrement diverses mais sont le plus souvent abordées spontanément. Le Bhakti-Yoga possède une certaine liberté ou pouvoir d'inspiration et n'est pas aussi structuré que les autres yogas. Cependant, pour progresser, la pureté, la bénédiction et le sacrifice au Divin Bien-Aimé sont nécessaires"[1]

Les textes de base de ce yoga sont les Bhakti-Sûtra attribués à Nârada, un des rishi (Sages) des temps védiques, mais aussi la Bhagavad Gita.

Historique de la Bhakti

L'adoration et le culte dévotionnel affectueux d'un dieu personnel - la bhakti - est membre de la majorité des traditions religieuses. En Inde méridionale, Vers -300, il existait deux mouvements dévotionnels parallèles, le premier centré sur Vishnou et le second sur Shiva. C'est le mouvement de Vishnu qui s'est répandu au nord de la péninsule, où il se divise lui-même en deux camps, l'un adorant Vishnu sous la forme de son avatar Ramâ, l'autre sous la forme de Krishna.

Parmi les premières écoles, on trouve celle de Vira-Shaiva, au XIIIe siècle. Son fondateur, Basava (1125-1167), rejette le dispositif des castes, nie la suprématie des brahmanes, condamne les sacrifices rituels, accepte les femmes dans son école et insiste sur la bhakti et le culte d'un seul dieu, Shiva. Ses élèves se nomment des vira-shaivas, ce qui veut dire «les dévots de Shiva».

L'école Shaiva Siddhanta est une forme de Shivaïsme - ou culte de Shiva - qu'on trouve dans l'Inde du Sud et qui a été fondée autour de 1300. Selon cette école, Shiva est Dieu, et son amour illimité est révélé dans les actes divins de la création, de la conservation et de la destruction de l'univers, et dans la libération de l'âme.

Dans la période entre 1400 et 1650, un grand mouvement pour la bhakti couvre dans l'Inde du Nord. Les enseignements de ce mouvement sont que les gens peuvent se débarrasser des fardeaux lourds du rituel et de la caste et des complexités subtiles de la philosophie pour simplement exprimer leur immense amour pour Dieu. Cette période est aussi caractérisée par une profusion de littérature dévotionnelle dans les langues vernaculaires des divers états ou provinces indiens.

Le chef du mouvement de la bhakti se concentrant sur Ramâ est Ramânânda. Particulièrement peu de choses sont connues à son sujet, mais il est censé avoir prospéré durant la première moitié du XVe siècle. Il enseigne que Ramâ est le seigneur suprême, et que le salut peut être uniquement atteint par amour et dévotion pour lui, et par la répétition de son nom sacré. L'ashram Ramânânda à Vârânasî devient alors un centre religieux influent, à partir duquel ses idées vont pénétrer l'ensemble des classes de la société indienne. Une des raisons de sa grande popularité est son abandon du sanskrit au profit des langues vernaculaires pour la composition de ses hymnes. Ceci a préparé le terrain pour la tendance moderne, en Inde du Nord, à utiliser les langues locales pour écrire les textes littéraires.

Les dévots de Krishna l'adorent soit comme un parent, un fils, un enfant, un ami. Sa première épouse et reine Rukminî (Ruksmani) à ses côtés ou comme l'adolescent accompagné de son amour d'enfance et éternelle compagne Râdhâ, reconnues toutes deux comme des incarnations partielles de Lakshmi modèle de dévotion. Ces deux principaux dispositifs de culte de Krishna se sont développés, chacun avec son propre dispositif philosophique inspiré de Chantayan.

Vallabhâchârya (1479-1531) nomme son dispositif de pensée Shuddhâdvaita (monisme pur). Selon lui, c'est uniquement par la grâce de dieu qu'on peut obtenir la libération et atteindre le paradis de Krishna. Ce paradis est bien au-dessus des «cieux» de Brahmâ, de Vishnou et de Shiva, car Krishna est lui-même le Brahman éternel.

Chaitanya Mahaprabhu (1485-1533) nomme son dispositif de philosophie Achintya Bheda-aBheda (monisme dualisme inconcevable). Il essaye de combiner des éléments du monisme et du dualisme dans un dispositif simple. La philosophie de Chaitanya fait partie des éléments principaux du dispositif de croyance contemporain appelé société mondiale pour la conscience de Krishna, plus connu selon le mantra de Chaitanya comme le mouvement de Hare Krishna.

Cependant, au-delà des écoles et mouvements formels, le développement de la bhakti comme forme importante de pratique hindouiste a laissé une trace inaltérable sur la foi. La spéculation philosophique a toujours été la préoccupation d'une minorité, en Inde comme ailleurs. La pratique de la bhakti, cependant, est immédiatement accessible à tous. Si elle n'élimine pas la plus mauvaise part du dispositif des castes, au moins elle offre aux gens un répit provisoire.

Notes et références

  1. David Frawley, Yoga et Ayurveda, p. 81.

Textes
  • Shvetâshvatâra-Upanishad, trad., 1948.
  • Bhakti-Sûtra. En ligne en trad. anglaise [1]

Etudes

  • Anne-Marie Esnoul, "Le courant affectif dans le brâhmanisme ancien", Bulletin de l'Ecole Française d'Extrême-Orient (BEFEO), 48.1, Parisz, 1956.
  • David Frawley, Yoga et Ayurveda, Ed. Turiya, 2004, 400 p. ISBN 2951801904
  • J. N. Sarkar, Caitanya. His Life and Teachings, Calcutta, 1932.
  • Liliane Silburn, Etude sur le Shivaïsme du Kashmir, t. I : La Bhakti, 1964.

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