Karma

Karma est un terme utilisé dans plusieurs religions orientales. Le karma sert à désigner le cycle des causes et des conséquences lié à l'existence des êtres sensibles.



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Concept bouddhique - Principe philosophique de l'hindouisme - Hindouisme - Jaïnisme - Théosophie - Philosophie indienne - Terme sanskrit

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Définitions :

  • la totalité des actions et leurs conséquences. Il est au-delà des notions du bien et du mal, tout mouvement est l'action du karma (source : bouddha)
  • sorte de loi de cause à effet selon laquelle les bonnes ou les mauvaises actions commises influenceront la qualité de la prochaine vie lors de ... (source : zonehimalaya)
  • Mot sanscrit qui se rapporte à l'«action». Par la force de l'intention, nous accomplissons des actions avec notre corps, notre parole et ... (source : kadampa)

Karma (en sanskrit ????, de la racine kri, veut dire acte, action) est un terme utilisé dans plusieurs religions orientales. Le karma sert à désigner le cycle des causes et des conséquences lié à l'existence des êtres sensibles. Le karma est la somme de ce qu'un individu a fait, est en train de faire ou fera. Dans les religions incorporant les concepts de réincarnation ou de renaissance, les effets de ces actes karmiques se répercutent sur les différentes vies d'un individu.

Le terme se transcrit aussi Kamma (depuis le pali), kan (birman), rinne gō (japonais) ou las (en tibétain).

La loi du karma est un concept central dans nombre de religions indiennes, telles que l'hindouisme, le sikhisme, le bouddhisme ou le jainisme. Chaque être y est responsable de son karma, et par conséquent de sa sortie du Saṃsāra. Les premières références au karma auraient pour origine les Upanishads.

Le concept de karma est aussi présent dans les doctrines de différents mouvements ésotériques occidentaux.

Hindouisme

Dans l'hindouisme, le mot karman a les sens suivants : "1) acte rituel ; 2) tout acte, action, œuvre ; 3) travail, activité ; 4) conséquence des actes ; 5) reliquat des conséquences bonnes ou mauvaises à subir pour les actes passés et déterminant les incarnations successives". [1] Les hindous croient à la réincarnation. Ils accordent crédit à la croyance d'une continuation de l'existence après la mort et pensent que nos actions dans cette vie détermineront notre prochaine vie. Les actions de vies passées forment le karma. La vie actuelle est à considérer, selon ce point de vue, comme le rayonnement des actions des vies passées. De même qu'on sème un champ, c'est la qualité des graines qui assure la capacité de la récolte à venir, selon un proverbe antique[2].

Pour l'hindouisme, la mort est comme un changement de vêtements car l'âme change de corps d'une manière identique après la mort. L'objectif suprême de l'hindou est l'union de l'âme individuelle ou âtman, avec l'âme cosmique ou paratman[2].

Un incident important de la mythologie indienne est raconté dans le Mahabharata. A la veille de la grande bataille, Arjuna, le plus brave des cinq frères Pandava, se met à douter de l'obligation de se battre, car dans l'autre camp se tiennent ses propres cousins. Krishna est sur le champ de bataille comme l'aurige d'Arjurna et il lui tient un discours sublime qui forme la Bhagavad-Gîtâ. L'essence de ce discours, familière à l'ensemble des indiens, est que le karma génère le dharma : vos bonnes actions forment votre religion, ou, en d'autres termes, vos devoirs, votre destin, votre existence[2].

Le karma est le reflet de nos actions antérieures qui se manifeste dans notre vie actuelle. Il faut constamment chercher à perfectionner son karma, littéralement ses actions, par de bonnes actions et en respectant le dharma. L'objectif ultime est de s'élever au-dessus des cycles des morts et des renaissances et d'atteindre l'état de béatitude éternelle nommée moksha[2].

Cette notion amène par conséquent, pour l'hindou, à une profonde croyance dans le destin, que ce qui doit arriver arrivera. Cependant, cela ne doit pas être confondu avec de la paresse ou du fatalisme, car ce sont nos vies précédentes qui portent leurs ombres sur la présente, et la façon dont nous réagirons influencera la prochaine[2].

Les hindous croient dans le cycle des morts et des renaissances ; il faut cinquante-deux millions de naissances avant de renaître comme un humain. Une fois l'apparition humaine acquise, il ne faut pas la gaspiller en se faisant du mauvais karma, car cela génèrerait une réincarnation rétrograde : lépreux ou animal par exemple. Vous récoltez ce que vous semez est par conséquent l'essence de la loi du karma. Le karma de chacun est de bien faire son devoir sans en chercher les fruits, dit la Bhagavad-Gîtâ. La vie humaine, dans l'hindouïsme, donne l'opportunité de se libérer du cycle des morts et des renaissances. Cet état de libération est nommé nirvāna ou moksha[2].

La réalisation de cette vérité éternelle est extrêmement complexe car le matérialisme illusoire du monde nous voile la vraie connaissance. Cette illusion est nommée mâyâ : un monde où la richesse, la prospérité, l'égoïsme, la jalousie et les relations sont sources de tentations. L'hindouisme dit que rien n'est permanent dans ce monde. Ce qui a un début a obligatoirement une fin. Tout comme la fleur de lotus qui s'élève au-dessus des eaux stagnantes qui l'entourent, l'individu doit s'élever au-dessus du monde des désirs de mâyâ. La reconnaissance de cette aspiration et les efforts pour s'en écarter forment la base des philosophies orientales dont celle de l'hindouisme, du jaïnisme et du bouddhisme[2].

Il n'y a par conséquent pas de tension, de stress, dans le mode de vie proposé par l'hindouisme. Car si quelque chose n'a pu être terminé durant cette vie, la prochaine vie donnera l'occasion de compléter cette tâche. C'est un aspect qui est inconnu des philosophies occidentales[2].

Bouddhisme

Pour les bouddhistes, le karma qu'on crée en agissant, que ce soit avec le corps, la parole ou l'esprit, est principalement favorable ou défavorable, positif ou négatif (kusala ou akusala en sanskrit ; ces termes n'ont pas de traduction exacte en français : sens global pour kuçala : juste, approprié, convenable, bon, bienveillant, et pour akuçala : leur contraire), selon l'état d'esprit qui sous-tend l'action.

Ainsi, si on donne quelque chose à quelqu'un de manière désintéressée, on crée du karma positif. Ce n'est pas le cas, par contre, si on donne parce qu'on attend quelque chose en retour. Enfin, le karma créé peut donner ses fruits dans cette vie ou dans une vie future.

"Qui accomplit de sombres actes récoltera de sombres résultats ; et qui accomplit des actes lumineux récoltera de brillants résultats. Les uns et les autres renaîtront dans des mondes qui correspondent à leurs actes" (Majjhima-nikâya).

Dans le bouddhisme ancien, pour produire un karma, il faut réunir l'intention d'agir, l'acte lui-même et la satisfaction d'avoir agi. En dehors de ces conditions, l'acte ne produit pas de karma.

Plus exactement, l'Abhidharma indique que l'acte karmique produit inéluctablement des effets lorsqu'il comprend l'intention, l'acte, l'aboutissement de l'acte et l'existence d'un objet de l'acte.

L'ascèse bouddhique est conçue pour éviter la création de nouveau karma, même favorable, et d'accéder ce faisant à l'inconditionné, nirvāna, "sans-naissance, sans-devenir, sans-création, sans-condition".

Jaïnisme

Pour les jaïnistes, l'action n'est pas l'unique critère, et l'état d'esprit la sous-tendant peut entrer aussi en compte, en particulier s'il s'agit d'un laïc jaïn, car contrairement aux moines et nonnes auxquels il est interdit de commettre l'ensemble des violences (accidentelles, professionnelles, défensives et intentionnelles), les laïcs sont obligés d'éviter au minimum la violence intentionnelle, par la pensée, la parole et le corps. C'est pour cela, par exemple, que certains jaïna (moines et nonnes de certaines sectes, laïques lors d'une cérémonie... ) portent fréquemment des tissus sur la bouche ; faisant cela, ils évitent de tuer des insectes en les avalant par inadvertance.

Voir à «Doctrines principales du jaïnisme» : La théorie du «karma».

Kabbale

Pour les kabbalistes modernes[Qui ?], le karma n'est pas un fardeau qu'on porte en provenance de ses vies antérieures, mais une série d'épreuves qu'on s'est choisies juste avant sa naissance; l'objectif de la vie étant de réussir ces épreuves. Ainsi, chacun se choisit les grandes épreuves de sa vie, le reste faisant partie du libre arbitre et pouvant être vécu comme l'individu le souhaite. Ceci est résumé par l'histoire des trois voyageurs.

Sources

  • Article Karma sur la Wikipédia anglophone, version du 6 mars 2005.

Référence (s)

  1. Jean Herbert et Jean Varenne, Vocabulaire de l'hindouisme, Dervy, 1985, p. 57.
  2. abcdefgh selon La Vache Sacrée et autres histoires indiennes de Tarun Chopra , éditions Prakash Books, ISBN 8172340419

Bibliographie

  • Sri Aurobindo, Renaissance et Karma, Éditions du Rocher, 1983
  • Steiner Rudolf, Réincarnation et karma, Éditions Anthroposophiques Romandes
  • Steiner Rudolf, Les manifestations du karma, Éditions Triades
  • Steiner Rudolf, Le Karma - Considérations ésotériques, 6 tomes, Éditions Anthroposophiques Romandes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 27/08/2009.
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